En très gros, j'ai passé ma journée à pleurer.
Devoir décrocher toutes mes photos, tous mes posters, ranger ma chambre à Montpellier, passer une main sous ma table de nuit et trouver une carte de Benji, la relire et sourire en regardant une fleur séchée sur une de mes pinces à linge, décrocher les mots qui tuent de mon armoire et la liste de mes objectifs de l'année (stay myself, stop bad thing, et tout ça ...), décrocher aussi mes lettres assassines sur ma vitre ( No Hate, No Regrets ), regarder par la fenêtre et voir des gens passer sous les branches des pins, vider mes placards, ranger mes cours, trouver des petits mots sur les gens de la fac, descendre, remonter, redescendre et remonter les deux étages à l'infini, entendre le bruit des graviers, badder contre mon évier a moitié bouché, sentir l'eau de toilette de mon voisin, puis rendre les clefs de ma chambre, de mon casier, de ma boite aux lettres et le bipper, reprendre le chèque de la caution ...
J'ai ramené toutes mes affaires de Montpellier, c'est là que s'est réellement finie mon année. Autant quitter ma fac, c'était pas quelque chose de grandiosement grandiose, autant quitter ma chambre, ça a été super dur. J'aurai pas pensé que ça me toucherait à ce point. Que ça me mettrait dans cet état. Le pire, c'était hier soir quand j'ai dû décroché les mots sur ma porte. Des post its de toutes les couleurs qui m'annoncaient un match de foot ou de simples conneries. La feuille interactive signée par bien trop de gens (hum!), les questions de sommeil ... Ca a donné une grosse tempête dans ma tête, du genre des souvenirs qui se mélangent tellement vites qu'ils perdent toute temporalité et toute raison, une chose étrange que j'ai aimé.
J'ai essayé de mesurer l'ampleur de cette année, je n'y suis pas arrivé. Pas de véritable bilan en vue sauf avec Diane bientôt je pense. Quelques conclusions par ci par là, quelques évolutions aussi, quelques désillusions, quelques émotions ...
J'ai aussi essayé de ne penser à rien, c'était peine perdue.
J'ai par contre réussi à esquiver les "au revoir", je deteste dire au revoir aux gens que je ne vais pas revoir pendant longtemps. J'y arrive bien en général, au début je suis assez fière de moi, mais après je m'en veux terriblement et pour renouer avec ces personnes, bonjour! Ca leur laisse une sale image de moi, mais bon ... c'est une faiblesse de moins à afficher à la face du monde, pas vrai?!
Ici, chez mes parents, tout est calme, ya de l'espace et de la lumière. Je me demande si je vais supporter ça tout l'été!
Note à part : Les mises au point, c'est toujours dur. Se prendre un coup, ça fait mal. Se prendre le revers encore plus. Essayer de ne pas le montrer ...
Devoir décrocher toutes mes photos, tous mes posters, ranger ma chambre à Montpellier, passer une main sous ma table de nuit et trouver une carte de Benji, la relire et sourire en regardant une fleur séchée sur une de mes pinces à linge, décrocher les mots qui tuent de mon armoire et la liste de mes objectifs de l'année (stay myself, stop bad thing, et tout ça ...), décrocher aussi mes lettres assassines sur ma vitre ( No Hate, No Regrets ), regarder par la fenêtre et voir des gens passer sous les branches des pins, vider mes placards, ranger mes cours, trouver des petits mots sur les gens de la fac, descendre, remonter, redescendre et remonter les deux étages à l'infini, entendre le bruit des graviers, badder contre mon évier a moitié bouché, sentir l'eau de toilette de mon voisin, puis rendre les clefs de ma chambre, de mon casier, de ma boite aux lettres et le bipper, reprendre le chèque de la caution ...
J'ai ramené toutes mes affaires de Montpellier, c'est là que s'est réellement finie mon année. Autant quitter ma fac, c'était pas quelque chose de grandiosement grandiose, autant quitter ma chambre, ça a été super dur. J'aurai pas pensé que ça me toucherait à ce point. Que ça me mettrait dans cet état. Le pire, c'était hier soir quand j'ai dû décroché les mots sur ma porte. Des post its de toutes les couleurs qui m'annoncaient un match de foot ou de simples conneries. La feuille interactive signée par bien trop de gens (hum!), les questions de sommeil ... Ca a donné une grosse tempête dans ma tête, du genre des souvenirs qui se mélangent tellement vites qu'ils perdent toute temporalité et toute raison, une chose étrange que j'ai aimé.
J'ai essayé de mesurer l'ampleur de cette année, je n'y suis pas arrivé. Pas de véritable bilan en vue sauf avec Diane bientôt je pense. Quelques conclusions par ci par là, quelques évolutions aussi, quelques désillusions, quelques émotions ...
J'ai aussi essayé de ne penser à rien, c'était peine perdue.
J'ai par contre réussi à esquiver les "au revoir", je deteste dire au revoir aux gens que je ne vais pas revoir pendant longtemps. J'y arrive bien en général, au début je suis assez fière de moi, mais après je m'en veux terriblement et pour renouer avec ces personnes, bonjour! Ca leur laisse une sale image de moi, mais bon ... c'est une faiblesse de moins à afficher à la face du monde, pas vrai?!
Ici, chez mes parents, tout est calme, ya de l'espace et de la lumière. Je me demande si je vais supporter ça tout l'été!
Note à part : Les mises au point, c'est toujours dur. Se prendre un coup, ça fait mal. Se prendre le revers encore plus. Essayer de ne pas le montrer ...
Putain, vive les vacances ...
